Deus Ex: Human Revolution Still Shines as Eidos-Montréal Faces Turmoil
Deus Ex: Human Revolution est sorti il y a plus d’une décennie, mais il continue de hanter les discothèques du souvenir : celui où l’on découvrait Adam Jensen, on explorait des lieux labyrinthiques, et on improvisait des façons de survivre sans jamais se sentir “obligé” de jouer pareil que le voisin. Pourtant, derrière cette aura, la franchise Eidos-Montréal traverse une période plus sombre, pendant que Hell is Us s’annonce comme le prochain rendez-vous de son noyau créatif.
Quick facts
- Deus Ex: Human Revolution est sorti le 23 août 2011 sur PC, PS3, Xbox 360 et Mac.
- Le remaster “Director’s Cut” a été proposé sur Wii U via une collaboration avec Straight Right.
- Le Director’s Cut visait notamment à ajouter des options pour vaincre certains boss sans recourir uniquement à l’approche “violente”.
- L’extension The Missing Link comble une ellipse narrative : Adam Jensen y est capturé durant un long trajet en bateau.
- Hell is Us sort le 4 septembre sur PC, PS5 et Xbox Series.
- Jonathan Jacques-Belletête, directeur artistique de Hell is Us, travaillait chez Rogue Factor sur ce projet.
- Le “remaster d’Aspyr” de Deus Ex: Human Revolution attend toujours une nouvelle date de sortie.
Le 23 août 2011, Deus Ex: Human Revolution s’est imposé comme un “petit miracle” à une époque où beaucoup de studios peinaient à convaincre sur la durée. Porté par Eidos-Montréal, le jeu a placé au centre de son récit un Adam Jensen au look néo-renaissance, silhouette marquée par des prothèses métalliques et une allure taillée pour l’ombre. L’aventure l’embarque dans une campagne internationale, de Detroit à l’Arctique en passant par la Chine, avec un objectif constant : déjouer une conspiration terrifiante.
Ce qui a surtout fait date, c’est l’approche “immersive sim” : une action-RPG où l’on peut parvenir aux objectifs de différentes manières, parfois dans un ordre au choix, tout en profitant de l’exploration. Le jeu ne sacrifie pas sa narration à la liberté. Au contraire, il agit comme une préquelle et met en scène la montée de la discrimination envers les personnes augmentées mécaniquement, tissant une toile où complots, commentaires sociaux et retournements s’enchaînent sans perdre le fil.
Le Director’s Cut et la promesse de plus de solutions
Pour la Wii U, Eidos-Montréal et son sous-traitant Straight Right ont fait évoluer le projet avec une version Director’s Cut, “revue et corrigée”. L’intérêt principal : proposer davantage de solutions pour abattre les boss, sans dépendre systématiquement de la manière forte. L’idée était particulièrement importante car la version de base pénalisait davantage les spécialistes de l’infiltration ainsi que les approches pacifistes.
La mise à jour inclut aussi des retouches sur l’éclairage et les ombres, des commentaires audio des développeurs, et un court documentaire. Le Director’s Cut a ensuite quitté la Wii U pour arriver au plus grand nombre.
DLC, ellipse narrative… et une époque qui change
Human Revolution a aussi servi d’exemple d’un travers de son temps : l’intégration d’un pan narratif en DLC pour pousser à l’achat. L’extension The Missing Link se déroule pendant une ellipse clairement indiquée dans le jeu principal. Adam Jensen y est capturé durant un long trajet en bateau, puis doit s’échapper de ses tortionnaires.
Le texte souligne toutefois un point qui change la donne : il s’agirait d’un DLC “imprévu” au bon sens du terme, puisque les développeurs auraient comblé un trou d’histoire avec un contenu additionnel plutôt qu’avec une simple mission opportuniste. Néanmoins, à la sortie, la démarche n’était pas sans laisser un goût amer, et le contraste serait encore plus flagrant aujourd’hui.
Une suite en difficulté, et le studio qui s’éparpille
Malgré ces imperfections, Deus Ex: Human Revolution demeure présenté comme l’un des jeux cultes de son époque. Le propos relie son destin à l’extinction annoncée de la génération PS3/PS360, et rappelle que le studio n’a pas eu la chance de dérouler une trajectoire simple par la suite.
Deus Ex: Mankind Divided est décrit comme un échec commercial et la fin de la trilogie d’Adam Jensen reste “en suspens”. Plus largement, Marvel’s Guardians of the Galaxy aurait aussi été jugé comme un échec par son éditeur Square Enix. En parallèle, Eidos-Montréal se retrouve cantonné à du codéveloppement : Grounded 2 et Fable, au moins pour “mettre du pain sur la table”.
Côté projets, Hell is Us a déjà pris le relais côté création, pendant que le remaster confié à Aspyr attend encore une nouvelle date de sortie. Pour la franchise Deus Ex, l’avenir est présenté comme appartenant désormais au passé.
Hell is Us : le prochain chapitre de l’équipe
Pour retrouver l’esprit de Human Revolution, le texte pointe une continuité directe : Jonathan Jacques-Belletête, directeur artistique, travaille actuellement chez Rogue Factor sur Hell is Us, un jeu d’action-aventure prévu pour le 4 septembre. Il sera disponible sur PC, PS5 et Xbox Series.
En attendant, la nostalgie s’accroche à Adam Jensen—et à cette sensation rare d’avoir été libre d’approcher le jeu comme on l’entendait, sans perdre l’impact du récit.


